Samedi, on écrit
8h40 ce matin. Le thermomètre de la voiture affiche moins neuf degrés. Un petit vent glacial souffle sur le campus de Mons. La sensation de froid réelle tourne autour des moins douze ou treize degrés. Quand j’étais à Montréal, à la même époque, c’était « ben correct ». Ici c’est mortel.
Et pourtant, ils sont là.
Ils, ce sont les étudiants qui ont choisi l’option des « Samedis de la copy ». Huit demi-journées d’initiation au « copywriting », en plus de leurs cours en Master en Communication du secteur culturel et non-marchand à l’UCL-Mons ou de leur Baccalauréat en Pub à la HELHa. Aujourd’hui, c’est leur premier atelier avec moi pour contremaître.
À part ces quelques courageux, il n’y a pas âme qui vive sur le grand parking. Trop froid ! Mais pourquoi rester dehors, il fait quand même plus chaud dans le hall de l’école ? Ah mais oui, c’est samedi. Les portes du bâtiment sont fermées, il faut attendre le directeur qui a les clés. Ouf, à neuf heures, le voilà. On a tous les pieds gelés, mais pas les doigts, on va pouvoir écrire.
Cette petite histoire n’a pas grand intérêt. Sauf qu’elle montre qu’il y a des étudiants assez passionnés et courageux pour suivre des options facultatives un samedi matin à 9 heures. Qu’elle dément les préjugés selon lesquels les études en communication et pub n’exigent pas d’efforts. Qu’elle démontre enfin qu’il y a des jeunes qui se lèvent tôt en Wallonie. Même quand ça caille ! Donner cours à tels étudiants, ce n’est pas du travail.
C’est du bonheur.