Vase Grec du XXIème siècle
Comme tous les soirs, je surfe sur les pages d’info on line.
Et là, je viens de m’arrêter sur celle de la rtbf.be. Entre réforme des pensions, compétitivité des entreprises, crise de l’euro, les jours se suivent et sont de plus en plus gris. Les titres ne sont pas meilleurs qu’hier et sans doute moins pires que demain. Mais le plus dur ne se passe pas chez nous.
Pauvre Grèce ! Sur les 230 milliards que l’Europe lui a promis en échange de mesures d’austérité insupportables, 80 % à 90 % serviront à rembourser les dettes aux banques, et les miettes qui resteront à nourrir le pays. Mais il faudra d'abord crever de faim un peu plus.
Car ces milliards, les Grecs ne les ont pas encore. Les ministres des Finances de la zone euro ont, en effet, décidé de reporter leur décision car le pays n'a pas encore rempli toutes les conditions qui lui ont été fixées, a annoncé Jean-Claude Juncker. Abaisse-toi encore un peu plus, misérable pays !
Pour ceux qui ne comprendraient pas ce qui se passe entre l’Europe et les pauvres Grecs, il suffit de descendre en bas de la même page de la rtbf.be. Et de contempler le vase de la Grèce antique qui illustre l’article relatant l’ouverture d’un Musée de l’Érotisme au Sablon.
Grèce antique, vraiment ?
